Le récit par Sylvie 

Samedi:

A 9h 30 sonnantes nous sommes 28 au rendez-vous ; il ne manque que le soleil qui au dire des météorologues devrait se montrer très discret…

Covoiturage oblige, on se regroupe dans les voitures et on file vers Saint Cirq-Lapopie.

Rendez-vous au parking qui domine le village où les premiers rayons du soleil ainsi que les premiers plats du pique-nique ont vite fait de nous réconforter.

 

Saint Cirq est un village magnifique, perché sur un éperon rocheux qui domine la vallée du Célé. Au cœur du village c’est un entrelacs de ruelles pavées, de petites cours et de maisons de pierre abritant des ateliers d’artisans. Les rosiers resplendissent, les treilles parcourent les rues et les jardins.

Note anachronique, dans le musée du village, nous visitons une exposition d’affiches de Mai 68 qui bien que datant de 40 ans nous ramènent cruellement à la réalité d’aujourd’hui.

 

Nous prenons ensuite une petite route qui serpente au creux du Causse désert pour remonter vers Souillac puis Eyvigues, lieu de notre séjour.

Le temps de se répartir dans les gîtes, on se regroupe pour une première rando sur le « sentier des fontaines », un parcours agrémenté de références historiques et botaniques qui nous plongent d’emblée dans la réalité de cette région.

 

A 19h notre hôtesse Dominique et son mari nous attendent pour un apéritif d’accueil qu’il ne faut pas manquer.

Dominique a épousé un fils d’agriculteur du pays qui est devenu coiffeur. Ayant hérité d’un terrain proche de la ferme familiale, ils ont décidé d’y faire un lieu d’accueil pour les vacanciers, qu’ils ont monté petit à petit, maison après maison. Ils sont bien impliqués dans la dynamique touristique de leur secteur. Aujourd’hui ils souhaitent développer l’accueil des randonneurs. Dominique a fait une formation d’accompagnatrice, ce dont nous profiterons dès le lendemain après le repas au Café de la Poste et une bonne nuit de sommeil.

 
Dimanche:

Nous sommes presque tous au départ de la randonnée qui de Salignac doit nous amener au jardin d’Eyrignac et ensuite faire une boucle pour nous ramener au village.

 

Dominique nous guide à travers chemins champêtres et chemins forestiers, cultures assez rares et plantations de noyers, nous faisant découvrir les paysages, l’histoire, l’agriculture et les coutumes locales.

Le soleil tape, il fait chaud, les chapeaux sortent des sacs. Au village de Carlucet, près de l’église médiévale  dans le cimetière  se trouvent des enfeus, tombes où par manque de place, les gens étaient enterrés debout. Les toits de lauze (pierre locale) nous impressionnent par leur majesté imposante (1 tonne au m²).

 

Le sentier dans la forêt est d’une luminosité magnifique ; les orchidées nous arrêtent à chaque pas. Nous traînons, nous traînons et c’est au pas de course qu’il faut terminer la ballade pour profiter de la visite guidée du jardin d’Eyrignac. C’est un jardin à la française, axé sur l’art topiaire

 

(taille des arbres et arbustes comme le buis pour leur donner des formes régulières). Le guide, très élégant aussi, nous en fait découvrir les secrets et surtout la somme de travail nécessaire pour accéder à une telle perfection.

 

Le pique nique se passe sous les grands arbres en périphérie du jardin. Tout est en ordre : Yves n’a pas oublié l’apéritif !

Ensuite c’est le retour à pied vers Salignac qui se finit encore une fois au sprint, cette fois à cause de l’orage qui apportera un note de fraîcheur à notre ballade mais nous privera de la visite du château.

 

On termine l’après-midi à Sarlat, ville de pierre aux couleurs de miel qui, les troupeaux de touristes en moins, semble n’avoir pas changé depuis le moyen âge…


Lundi:

Les formalités de nettoyage vite expédiées, nous disons au revoir à Dominique en nous promettant de nous revoir bientôt dans le Gers,  direction la vallée de la Dordogne. Les invasions anglaises ainsi que les rivalités entre seigneurs locaux ont produit une multitude de châteaux médiévaux puis par prestige renaissance, tous perchés au dessus des gorges de la Dordogne, à celui qui occupait le site le plus impressionnant. Nous partons à l’assaut de la forteresse de Beynac par les petites ruelles du village.

 

Gabrielle et Drago ont fait un détour involontaire et nous rejoignent in extremis pour la visite. En haut les salles sont austères bien que restaurées selon les techniques d’époque, mais le panorama du haut du donjon est à couper le souffle.

 

La fin de la journée se passe à Larroque-Gajac, encore un charmant village et se termine tout près de là à Dôme une belle bastide où nous profiterons avant le départ et, devant un petit café, des derniers paysages de ce séjour bien rempli.

Compilation de photos

(Christian, Claudine, Sylvie) ICI